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vendredi 31 mai 2013

Retour sur la condition ouvrière / Stéphane Beaud - Michel Pialoux

Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard 


Que sont devenus les ouvriers ? Objet de toutes les attentions depuis la révolution industrielle jusqu'aux années 1980, les travailleurs d'usine n'intéressent plus grand monde après l'échec du projet communiste et l'effondrement de leurs bastions industriels. 

Brisée dans son unité, démoralisée, désormais dépourvue de repères politiques, méprisée par ses enfants. la classe ouvrière vit un véritable drame - à l'écart des médias. 

Les ouvriers continuent pourtant d'opposer avec un succès relatif certaines de leurs traditions de résistance à la dynamique qui les détruit. 

Cette enquête, documentée, fait toute sa place à la parole ouvrière pour rendre hommage à ces hommes et à ces femmes dont la dignité est aussi imposante que celle dont firent preuve leurs parents à l'heure des victoires. 

Editions La Découverte / 488p. / 978-2707169761 / 15€

mardi 28 mai 2013

Karl Marx / Karl KORSCH

Dans son Karl Marx (1938), Korsch analyse de manière systématique les grands thèmes de la pensée de Marx : la Société, l’Economie politique, l’Histoire. 

Il en dégage cette pointe activiste qui l’a caractérisé dans ses deux grandes phases : la « philosophique » et la « scientifique ». 

Il en fait ressortir aussi la nature rigoureusement « historique ». Des chapitres, tels ceux où Korsch traite du « principe de la spécification historique », du « fétichisme de la marchandise » ou de « la relation base-superstructure » – tous mis en lumière par Marx – sont devenus des classiques. 

Ivréa  / 288p. /  978-2-85184-068-4 / 20€

vendredi 24 mai 2013

Les Conseils ouvriers / Anton Pannekoek

Anton Pannekoek (1873 – 1960) est un contemporain de Lénine et de Rosa Luxemburg ; au début du XXe siècle, militant aux Pays-Bas puis en Allemagne, il prit part aux mêmes débats qu’eux. Dès cette époque, il critiqua la politique et l’organisation de ces partis socialistes qui allaient renier leurs engagements internationalistes en 1914. Il s’en sépare alors définitivement et rejoint les communistes internationalises allemands. Participant à la révolution allemande de 1918 et aux affrontements qui la suivirent, il s’oppose en 1920 à la direction de l’Internationale communiste naissante, qui veut imposer aux partis qui y adhèrent des tactiques parlementaristes.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, il rédige Les Conseils ouvriers, tout à la fois analyse critique de la société capitaliste, bilan des leçons durement apprises par le mouvement ouvrier au cours des cent ans qui suivirent la publication du Manifeste du parti communiste et réflexion très concrète sur les chemins qui peuvent conduire à la société des producteurs associés, libres et égaux, une société sans classes ni exploitation. Il explique ainsi son approche :

« Conseils ouvriers, cela ne désigne pas une forme d’organisation fixe, élaborée une fois pour toutes et dont il resterait seulement à perfectionner les détails ; il s’agit d’un principe, le principe de l’autogestion ouvrière des entreprises et de la production... C’est une question de lutte pratique contre l’appareil de domination capitaliste. »

Après une présentation générale de la part des traducteurs et une courte biographie, ce premier volume commence par l’analyse de l’organisation actuelle de la production qui débouche sur ce constat : « …malgré tous ses discours trompeurs…le capitalisme organisé est…tout à fait incapable de mettre en œuvre les riches forces productives de l’humanité pour ce qui est leur véritable but, il ne fait que les utiliser comme moyens de destruction. La classe ouvrière se trouve donc fasse à la nécessité de prendre elle-même la production entre ses mains. » Il examine ensuite les tendances qui poussent les ouvriers vers la transformation de la société et exposent les fondements de l’organisation des conseils. 
 

Dans un deuxième volet, il dresse le tableau de ce qu’ont été les luttes ouvrières depuis une centaine d’années, les rôles qu’ont joués le syndicalisme, l’action directe et les grèves et tire les leçons de la Révolution russe. Une troisième partie est consacrée aux idéologies, à la religion, au communisme et au socialisme.

Ce sont des participants à I.C.O.* qui ont réalisé, à partir des éditions anglaise et hollandaise, la seule traduction en français des Conseils ouvriers. Celle-ci a été publiée en 1974 par Bélibaste, puis reprise en deux volumes par les Cahiers Spartacus en 1982.

 
 
Editions Spartacus 2 volumes. 268p + 174p.  Prix 15€ + 10€

lundi 20 mai 2013

Pouvoir, servitude et idéologie / Claude Morilhat

Note botanica: Un livre fort intéressant sur l'idéologie, et critique du concept de servitude volontaire si facilement employé dans les milieux volontaristes. Il est plus qu'appréciable et très rare de lire des critiques simples et radicales et en passant de Dany Robert Dufour, Frederic Lordon, C Dejours, Foucault, et bien d'autres ...pour argumenter le propos.

L'effondrement de nombre d'illusions sociales et politiques se traduit au sein de l'univers idéologique, plus particulièrement dans le champ de la philosophie politique, entre autres par la réapparition insistante de l'idée de "servitude volontaire". Du constat désabusé de l'échec final désabusé de l'échec final des révolutions survenues au cours de l'histoire humaine, de la persistance dans toutes les sociétés inégalitaires de la domination de la majorité par une petite minorité, certains aujourd'hui concluent à la pertinence de la notion développée au milieu du XVIe siècle par l'ami de Montaigne, Etienne de la Boétie.

Au premier abord, la notion marxienne d'idéologie semble offrir l'instrument conceptuel majeur susceptible d'éclairer l'acceptation de la domination sociale et politique. Il se trouve toutefois que sa consistance théorique est souvent mise en cause, de façon plus ou moins radicale. 

Si la notion chez Marx même n'est pas dépourvue d'incertitudes, elle a donné lieu depuis à des tentatives d'élaborations novatrices ou à des essais de contournement originaux, par exemple dans les travaux de Gramsci, d'Althusser ou encore de Rancière. Au principe de ces renouvellements se conjoignent des logiques propres à divers champs de recherches et les questions plus ou moins brutales imposées par le mouvement même de l'histoire.

I. La "servitude volontaire" mythe ou réalité ?

Relire La Boétie
Domination et résistances
Une idée qui persiste 

II. L'idéologie, une notion contestée

Servitude, pouvoir 
Une théorie fallacieuse
Un instrument au service des intellectuelles
Un concept indispensable.

III. Consentement, assujettissement

Althusser, l'esquisse d'une théorie
La production des sujets.
Assujettissement, émancipation

Le Temps des Cerises 2013. 17€  / ISBN-13: 978-2841099627

vendredi 17 mai 2013

La feuille qui ne tremblait pas / Jean-Jacques Lefrère, Philippe Oriol

La feuille ? Un placard subversif que rédigeait, à la toute fin du xixe siècle, un homme qui s’était inventé le nom de plume de Zo d’Axa et qui fut en relation avec nombre d’écrivains et d’artistes majeurs, comme Fénéon ou Pissarro.

Il ne fut pas une seconde plume, ce pamphlétaire, ce révolté qui fustigea à peu près toutes les arcanes de la Société, jetant ses vérités et ses sévérités avec une encre corrosive qui lui valut procès, exils et séjours en prison.

En suivant son existence, riche en aventures, on découvre un homme au destin hors du commun, on sent surtout palpiter toute une époque, à travers le mouvement anarchiste qui, au temps de Ravachol et autres dynamiteurs, fit trembler une capitale traumatisée par des attentats à l’explosif.



 Editions Flammarion 319 p. . ISBN  9782081300378


     Table des matières
  • La feuille qui ne tremblait pas
  • Avant-propos
  • Chapitre I. Gallaud avant Zo d'Axa
  • Chapitre II. L'Endehors
  • Chapitre III. Poursuites et campagnes
  • Chapitre IV. L'exil
  • Chapitre V. Sainte-Pélagie
  • Chapitre VI. De Mazas à Jérusalem
  • Chapitre VII. la feuille
  • Chapitre VIII. Voyages, silence et mort
  • Bibliographie d'axienne, brève mais chronologique 
  • Index des noms cités 

mercredi 15 mai 2013

Introduction à l'économie politique / Rosa Luxemburg

De 1907 à 1913, Rosa Luxemburg, militante et théoricienne de la gauche révolutionnaire, donne des cours d’économie politique à l’école du parti social-démocrate allemand. Alors que ce dernier se montre de plus en plus complaisant à l’égard d’un système qui conduit tout droit à la Première Guerre mondiale, Rosa Luxemburg fait ressortir les contradictions insurmontables du capitalisme, son inhumanité croissante, mais aussi son caractère transitoire. Son regard acéré, qui ne perd jamais de vue les avancées scientifiques et critiques des penseurs de son temps, embrasse les formes d’organisations sociales les plus variées, depuis le « communisme primitif » jusqu’au dernier-né des modes d’exploitation, le capital « assoiffé de surtravail ». 

Dans ces leçons, qui s’inscrivent dans le droit-fil de la Critique de l’économie politique de Marx comme du Manifeste communiste, elle pose la question qui resurgit aujourd’hui avec plus d’insistance que jamais - socialisme ou chute dans la barbarie !

En appendice, chronologie et notices dessinent le cadre historique et politique de la vie de cette internationaliste irréductible.
Table des matières :

Note des éditeurs
Avant-propos
Préface : Rosa Luxemburg, l’histoire dans l’autre sens par Louis Janover
  • Ce que Rosa nous dit de son nom
  • Le soleil se couche à l’Est
  • Accumulez, accumulez, c’est la loi de vos prophètes !
  • Quel passé devant nous ?
  • De la démocratie considérée comme art de la servitude
  • Un nouveau chapitre de l’Introduction ?
  • Une vérité qui vient de loin
Introduction à l’économie politique
  1. Qu’est-ce que l’économie politique ?
  2. La société communiste primitive
  3. La dissolution de la société communiste primitive
  4. La production marchande
  5. Le travail salarié
  6. Les tendances de l’économie mondiale
 Appendices
  • Repères chronologiques 1857 - 1925
  • Journaux et organisations
  • Repères biographiques
  • Bibliographie indicative
  • Index des noms, auteurs et journaux cités
Une co-édition Agone-Smolny /  2009 ISBN 978-2-7489-0113-9 / 480 pages / 14 x 21 cm / 20 euros

mardi 14 mai 2013

Autobiographie / Mother Jones (Maman Jones)

Mary Harris Jones (1837 –1930), plus connue sous le nom de Mother Jones (Maman Jones) était une militante syndicaliste et socialiste américaine. Mary Harris naquit en Irlande, à Cork, le 1er août 1837. Immigrée aux États-Unis au cours de son enfance, elle étudia à l’école normale d’institutrices et épousa en 1861 un ouvrier métallurgiste, syndicaliste, de Memphis.

Elle perdit son mari et ses quatre enfants, victimes d’une épidémie de fièvre jaune dans le Tennessee, en 1867. Elle perdit tous ses biens lors du grand incendie de Chicago, en 1871. Cela ne l’empêcha pas de s’impliquer dans le mouvement ouvrier. Elle rejoignit d’abord les Chevaliers du travail puis l’United Mine Workers avant de contribuer, en 1905, à la fondation des Industrial Workers of the World (IWW). 

Elle adhéra aussi au Parti socialiste d’Amérique. Soutenant des grèves d’un bout à l’autre du pays, elle se montra particulièrement efficace pour organiser des manifestations de femmes et d’enfants de travailleurs en lutte. En 1902, le procureur de la Virginie qui venait de la faire arrêter pour avoir ignoré l’interdiction d’organiser des réunions publiques de mineurs en grève, la qualifia de « femme la plus dangereuse d’Amérique ». 

En 1903, Maman Jones organisa une marche d’enfants travaillant dans les manufactures et les mines de Pennsylvanie. Ils se rendirent jusqu’à la résidence du président Theodore Roosevelt, près de New-York. Le président refusa de les recevoir, mais cette croisade contribua à mettre la question du travail des enfants sur la place publique. 

En 1913, pendant une grève de mineurs, Maman Jones fut arrêtée en Virginie occidentale et accusée, avec d’autres syndicalistes, de tentative de meurtre. Son arrestation déclencha un tollé tel qu’elle fut bientôt relâchée et que le Sénat des États-Unis ordonna une enquête sur les conditions de travail dans les mines de charbon. 

Continuant ses activités syndicales tout au long des années 1920, Maman Jones publia son autobiographie en 1925. Accusée par un sénateur d’être « la grand-mère de tous les agitateurs », elle répondit qu’elle espérait bien vivre assez longtemps pour devenir l’arrière-grand-mère de tous les agitateurs. La notoriété de Maman Jones dépassa largement les frontières américaines. 

Les Bons caractères 168 pages / ISBN : 9782915727319 / 12€

dimanche 5 mai 2013

Le monde vu de la plus extrême droite / Nicolas Lebourg

Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire 

Dès l'origine, les mouvements fascistes connaissent une marge qui se veut européenne et socialiste. N'ayant pu jouir du pouvoir, ayant souvent été éliminée, elle a toutefois su inventer des discours et des idées pour la construction d'une Europe nationaliste. Ceux-ci ont largement contribué à la formation de la propagande des États fascistes après 1942, mettant en exergue l'édification d'un «Nouvel ordre européen». Après la Seconde Guerre mondiale, et particulièrement avec la phase de décolonisation, puis post-1968, le néo-fascisme a redéployé ces éléments dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler le nationalisme-révolutionnaire.

Ayant placé l'unité européenne en horizon d'attente, ces fascistes oeuvrent à la constitution d'une action et d'une idéologie internationales. Ils participent dès lors à de nombreux champs politiques, nationaux et internationaux, et y entreprennent des tactiques différentes de l'un à l'autre. Leurs idées européistes les entraînent ainsi non seulement dans une élaboration post-moderne du politique, n'hésitant pas à puiser aussi bien dans les signes gauchistes que moyen-orientaux, mais les poussent à des réorientations géopolitiques éclairant l'évolution du monde des lendemains de la Première guerre mondiale à ceux du 11 septembre. De là, ce sont l'histoire et la nature du phénomène fasciste qui sont revisitées.

 

Cet ouvrage s'appuie avant tout sur une documentation inédite : les archives internes des mouvements néo-fascistes et des documents des services de police, essentiellement des Renseignements Généraux. Il reprend des éléments d'une thèse d'histoire contemporaine.

PU Perpignan 260p. ISBN-13: 978-235412075 / 20€


vendredi 3 mai 2013

Dix ans au pays du mensonge déconcertant / Ante CILIGA

En 1936, après trois ans de prison et deux ans et demi d’exil en Sibérie, Ante Ciliga est à Paris où il écrit la première partie de son livre, Au pays du grand mensonge, publié en 1938, auquel fait suite une deuxième partie, Sibérie, terre de l’exil et de l’industrialisation, achevée en 1941 et publiée en 1950.

Dix ans au pays du mensonge déconcertant réunit en un seul volume ces deux ouvrages parus à douze ans d’intervalle qui relatent dans leur suite chronologique l’expérience des dix années – de 1926 à 1936 – vécues par l’auteur en U.R.S.S.

Ce témoignage d’un révolutionnaire relate conjointement la résistance opiniâtre du prolétariat russe et la lutte obstinée pour la vérité d’un homme confronté à la bureaucratie stalinienne.

Ciliga, emprisonné puis exilé pour n’avoir pas cédé aux injonctions de la bureaucratie, y dresse un tableau de la vie et de l’activité carcérales et d’exil et révèle son effroyable réalité : « La prison est devenue le seul endroit en Russie soviétique où les gens s’expriment de façon sincère et ouverte ». En prison, cet ex-dirigeant communiste démonte avec une grande lucidité les vaines querelles des opposants intellectuels à propos de « l’État ouvrier » et tranche : «  Le trotskysme est une opposition dont le but est d’améliorer le système bureaucratique et non de le détruire… Trotsky est au fond le théoricien d’un régime dont Staline est le réalisateur. » Mais Ante Ciliga ne s’arrête pas là et en vient à critiquer le léninisme. Il conclut : « La légende de Lénine est un mensonge qui sert à couvrir les crimes de la bureaucratie. »

Ivréa (fonds Champs) Libre. 568 p. ISBN : 978-2-85184-080-6 / 20€

jeudi 2 mai 2013

Le Talon de fer / Jack London

Un roman d'anticipation politique, pour être précis : qui prévoit une guerre mondiale mettant aux prises l'Allemagne et les États-Unis, une révolution d'octobre 1917 (mais à Chicago)... et l'avènement d'une dictature d'un genre nouveau (disons fasciste, pour simplifier) appelée à durer quelque trois siècles... 

Phébus 320 pages. ISBN-13: 978-2859408763 / 9,70€

L'objet du Blog

Proposer une liste d'ouvrages pour la formation militante et le débat.

Ceci dans une perspective révolutionnaire classiste anticapitaliste et internationaliste, anti-autoritaire.

Nous ne parlerons ici que des ouvrages stimulants et éviterons les marchandises à la mode, le verbiage militant.

Quelques fois les ouvrages seront disponibles en téléchargement au format PDF.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur les ouvrages.