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vendredi 9 août 2013

Accélération / Hartmut ROSA

Une critique sociale du temps 

L'expérience majeure de la modernité est celle de l'accélération. Nous le savons, nous le sentons : dans la modernité, « tout devient toujours plus rapide ». Or le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au XXe siècle. C'est cette lacune que Hartmut Rosa tente de combler avec son ouvrage, qui livre une théorie systématique de l'accélération sociale, susceptible de penser ensemble l'accélération technique, l'accélération des transformations sociales et l'accélération du rythme de vie, qui se manifeste par une expérience de stress et de carence temporelle.

Or, la modernité tardive, à partir des années 1970, connaît une formidable poussée d'accélération dans ces trois dimensions. Au point qu'elle en vient à menacer le projet même de la modernité : dissolution des attentes et des identités, sentiment d'impuissance, « détemporalisation » de l'histoire et de la vie, etc. Dans ce livre, Hartmut Rosa prend toute la mesure de cette analyse, pour construire une véritable « critique sociale du temps » susceptible de penser ensemble le devenir de l'individu et de son rapport au monde. 

Ré-edition en poche aux Editions la Découverte 480p. 14€ / ISBN : 9782707177094


TABLE
En guise d'avant-propos

1. Introduction
Les structures temporelles dans la société
Deux diagnostics de l'époque actuelle ?
Réflexions préliminaires pour une théorie de l'accélération sociale
 

I /Les fondements conceptuels d'une théorie de l'accélération sociale
2. De l'amour du mouvement à la loi de l'accélération : regards sur la modernité
L'accélération et la culture de la modernité - Modernisation, accélération et théorie sociale 3. Qu'est-ce que l'accélération sociale ?
Réflexion préliminaire : accélération et intensification - Trois dimensions de l'accélération sociale -Cinq formes de l'inertie - Sur la relation entre le mouvement et l'inertie dans la modernité 


II / Effets et manifestations : une phénoménologie de l'accélération sociale
4. Accélération technique et révolution du régime spatio-temporel
5. Des pentes qui s'éboulent : l'accélération du changement social et l'augmentation des contingences
6. L'accélération du rythme de vie et les paradoxes de l'expérience du temps
Paramètres objectifs : l'augmentation de la vitesse d'action - Paramètres subjectifs : la pression temporelle et l'expérience du temps déchaîné -Structures temporelles et rapport à soi  


III / Causes 7. L'accélération sociale comme processus autoalimenté : la spirale de l'accélération
8. Accélération et croissance : les forces motrices externes de l'accélération sociale
Le temps, c'est de l'argent : le moteur économique - La promesse de l'accélération : le moteur culturel - La temporalisation de la complexité : le moteur sociostructurel
9. Pouvoir, guerre et vitesse - l'État et l'armée comme facteurs institutionnels centraux de l'accélération
 

IV /Conséquences
10. Accélération, mondialisation, postmodernité
11. Identité situative : des flâneurs et des joueurs
La dynamisation de soi dans les temps modernes - De l'identité substantielle à l'identité stable a posteriori : la temporalisation de la vie - De l'identité permanente à l'identité situative : la temporalisation du temps
12. Politique situative : des horizons temporels paradoxaux entre désynchronisation et désintégration
Le temps dans la politique ? la politique dans le temps - La temporalisation de l'histoire dans la modernité - Des horizons temporels paradoxaux : la détemporalisation de l'histoire dans la modernité avancée
13. Accélération et pétrification : une tentative de redéfinition de la modernité
 

ConclusionUne immobilité fulgurante ? La fin de l'histoire
Remerciements
Bibliographie
Notes.

Les Racines de la bourgeoisie / Simone Roux

Les Racines de la bourgeoisie 

(Europe / Moyen Âge )

À l’aube des Temps Modernes, l’avenir des bourgeois du Moyen Âge n’est pas encore tranché : ces marchands, financiers, entrepreneurs vont-ils se fondre parmi les dominants des sociétés d’Ancien Régime, ou vont-ils faire accepter que leur poids économique et social, devenu majeur, se traduise par un rôle dirigeant dans la conduite des politiques ? S’il est légitime de leur attribuer une influence décisive dans l’évolution des savoirs, des arts et de la pensée qui colore la Renaissance et la modernité, ils ne sont jamais les seuls à intervenir. Ils se mêlent aux laïcs qui réclament plus d’autonomie et de liberté vis-à-vis de l’Église et de son contrôle clérical, ils sont aux côtés des princes qui cherchent à asseoir leur pouvoir temporel souverain ici-bas, leur influence se retrouve dans les mouvements artistiques et scientifiques, mais il n’y a pas de bourgeoisie ni d’esprit bourgeois à l’état pur.

Leurs expériences, de l’alliance politique à l’insurrection, les ont incités à la prudence mère du conformisme social, mais elles leur ont aussi apporté un capital de sentiments et de ressentiments qui les a poussés à l’audace des revendications. Sentiment de leur supériorité face aux travailleurs salariés qu’ils commandent et sentiment de la valeur de leurs compétences s’allient aux ressentiments et à la frustration quand ils se heurtent au mépris social venu des nobles et des grands qui jalousent leur richesse. L’histoire de leur future hégémonie n’est pas encore écrite mais elle se nourrira de ces héritages contrastés.

 

Editions Sulliver / 224 pages / 19 euros 

   

Extrait :
La bourgeoisie est née de la ville médiévale, comme le mot « bourgeois » en conserve le souvenir vivant. Le bourgeois est celui qui habite le bourg, c’est-à-dire l’agglomération construite par des marchands et des artisans aux portes de la cité. Dans le cas de la France, « bourgeois » est un terme qui apparaît en 1080 dans la Chanson de Roland et «bourgeoisie» est repéré en 1240 dans un texte juridique, Les Assises de Jérusalem. Le lien entre essor urbain proprement médiéval et bourgeoisie se révèle indirectement dans le fait que le terme n’est pas employé en Italie, là où le déclin des cités fut moins net, moins profond et moins long que dans le reste de l’Occident. Les habitants des villes s’y appellent « citoyens ». À l’origine, il y a donc une connotation d’extérieur à la cité que traduit le mot bourgeois. Cette origine est plus ancienne que ce que les écrits consignent : les premières mentions de ces mots relevées dans des textes enregistrent une réalité sociale déjà bien établie à la fin du XIe siècle. Il convient donc de partir de cette réalité sociale neuve, la naissance et le développement des villes au Moyen Âge, essor qui marque l’Occident tout entier : il commence au Xe siècle en Italie et en Flandre, atteint la France, l’Angleterre, la péninsule Ibérique, l’Allemagne au cours du XIIe siècle et, des pays germaniques, il gagne l’Europe orientale et nordique au XIIIe siècle. C’est dire qu’il n’a ni les mêmes rythmes ni les mêmes inflexions au long de ces deux siècles dans un espace aussi varié. Notre propos ne vise pas à l’analyser comme le ferait une histoire urbaine, mais, en le résumant à quelques grands traits, à l’éclairer de plusieurs points de vue pour faire ressortir les divers aspects de la naissance et de la croissance des bourgeoisies. Cette nouveauté qu’est la ville dans une société conduite par les maîtres du sol et de ceux qui le travaillent, s’impose d’abord dans les faits, c’est le poids des choses. La place conquise s’exprime alors par les mots qui, avec retard, doivent adapter le discours et les analyses à la réalité concrète. C’est le poids des mots. Enfin, cette conquête de reconnaissance s’accompagne aussi d’un ensemble de jugements et d’appréciations, c’est le poids des sentiments et des ressentiments. Soit une triple enquête pour dévoiler un sujet qui est resté longtemps très discret dans les sources écrites qui nous restent. Le rôle et la place des bourgeois comme d’autres sujets, tels les femmes ou le peuple, ne peuvent être atteints que par des traces qu’ils laissent dans des textes qui se préoccupent rarement d’eux principalement ou qui ne donnent que la vision de ceux qui dirigent et qui décident. On sait qu’il faut être prudent et méthodique pour tirer des informations de ces témoignages partiels et biaisés. À ces conditions, l’enquête peut être fructueuse : quels que soient l’indifférence ou le mépris qu’expriment les écrits contemporains de cet essor urbain, la force de la réalité marque la documentation qui ne peut totalement ignorer les nouveautés que sont la croissance des villes, celle de leur population, celle des richesses qui s’y implantent.


L'objet du Blog

Proposer une liste d'ouvrages pour la formation militante et le débat.

Ceci dans une perspective révolutionnaire classiste anticapitaliste et internationaliste, anti-autoritaire.

Nous ne parlerons ici que des ouvrages stimulants et éviterons les marchandises à la mode, le verbiage militant.

Quelques fois les ouvrages seront disponibles en téléchargement au format PDF.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur les ouvrages.