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jeudi 30 octobre 2014

La dynamique du capitalisme au XXe siècle / Pierre SOUYRI

Qu'elle est la nature, et quelles sont les origines de la crise de notre temps ? S'agit-il d'une simple crise « économique », à la fois semblable et différente de celle de 1929 ? 

Ou bien, au contraire, est-elle l'amorce d'un désordre économique et culturel nouveau dont la dynamique recouvre aussi bien le capitalisme occidental classique, que ses formes nouvelles nées à l'Est depuis 60 ans ? 

Il fait à la fois la « critique » de la seule critique globale du système celle des marxistes et sa propre analyse de la dynamique du capitalisme qui, jusqu'aux années 70, va de miracle en miracle. 

L'intervention de l'Etat et ses limites, le rôle des guerres dans la consolidation du capitalisme, les figures nouvelles de l'impérialisme après 1918 et 1945, la bureaucratisation du système, les cinq parades à la crise actuelle et leur portée.

Edition Payot 1983 - 270p.

TABLE DES MATIERES 

Chapitre premier : LE RÔLE DE L'ÉTAT ET SES LIMITES DANS LA PÉRIODE D'EXPANSION.

Chapitre 2 : LE CAPITALISME ALLAIT DE MIRACLE EN MIRACLE

Chapitre 3 : LES ANTAGONISMES INTER-IMPÉRIALISTES CHANGENT DE NATURE
A) La fui des antagonismes inter-impérialistes
B) Capitalisme moderne et concentration internationale du capital
     I) Les différentes phases de la concentration dans le capitalisme
     II) Concentration du capital et décolonisation
     III) Vers une intégration Est/Ouest ?

Chapitre 4 : LA BUREAUCRATISATION DU CAPITALISME

Chapitre 5 : D'UNE CRISE A L'AUTRE : RECONSTRUCTION ET CONSOLIDATION DU CAPITALISME

Chapitre 6 : SURDÉVELOPPEMENT, DÉRÈGLEMENT
A) Les fondements de l'expansion du capitalisme, 1945-1975
B) L'économie mixte et ses contradictions
C) Le poids des dépenses de l'Etat et la société civile
D) La crise de l'idéologie de la « société de consommation »

Chapitre 7 : LA RIPOSTE DU CAPITAL
A) L'inflation.
B) L'attaque contre le salaire.
C) Le recours à l'armée industrielle de réserve des pays du Tiers-Monde.
D) L'exportation des industries vers la périphérie.

Annexe : LA GÉNÉRALISATION DE L'AUTOMATION
A) Le problème de la réalisation de plus-value.
B) La production de la plus-value.
C) Automation et concurrence.
D) Automation, chômage et lutte des classes.

BIBLIOGRAPHIE

mardi 28 octobre 2014

Caliban et la sorcière / Silvia Federici


FEMMES, CORPS ET ACCUMULATION PRIMITIVE

"Silvia Federici revisite ce moment particulier de l’histoire qu’est la transition entre le féodalisme et le capitalisme, en y introduisant la perspective particulière de l’histoire des femmes.

Elle nous invite à réfléchir aux rapports d’exploitation et de domination, à la lumière des bouleversements introduits à l’issue du Moyen Âge. Un monde nouveau naissait, privatisant les biens autrefois collectifs, transformant les rapports de travail et les relations de genre. Ce nouveau monde, où des millions d’esclaves ont posé les fondations du capitalisme moderne, est aussi le résultat d’un asservissement systématique des femmes. Par la chasse aux sorcières et l’esclavage, la transition vers le capitalisme faisait de la modernité une affaire de discipline. Discipline des corps féminins dévolus à la reproduction, consumés sur les bûchers comme autant de signaux terrifiants, torturés pour laisser voir leur mécanique intime, anéantis socialement. Discipline des corps d’esclaves, servis à la machine sociale dans un formidable mouvement d’accaparement des ressources du Nouveau Monde pour la fortune de l’ancien.

Le capitalisme contemporain présente des similitudes avec son passé le plus violent. Ce qu’on a décrit comme barbarie et dont aurait su triompher le siècle de la raison est constitutif de ce mode de production : l’esclavage et l’anéantissement des femmes n’étaient pas des processus fortuits, mais des nécessités de l’accumulation de richesse. L’auteur nous invite à partager son regard d’historienne et de féministe sur la situation actuelle et sur ses mécanismes.

Traduction de l’anglais (États-Unis) par le collectif Senonevero, revue et complétée par Julien Guazzini"

Editions Senonevero Co-édition avec les éditions Entremonde - 430 p. 24€ 


Note Botanica : Nous reviendrons rapidement sur cet ouvrage riche et facile d'accès. De nombreux clichés sur le moyen-age, "age obscur" sont ici démontés. Ceci ouvre sur une foultitude de questions, auto-critiques et critiques. En attendant en voici une soulevée à juste titre par Roland Simon.  Gardons nous de projeter trop de choses sur cette époque si totale. 

lundi 13 octobre 2014

Une jeunesse en Allemagne / Ernst Toller

"Une jeunesse en Allemagne parut en Hollande en 1933 — l'année même où le nazisme, accédant au pouvoir, brûlait, entre autres oeuvres, celles de l'auteur, Ernst Toller (1893-1939) — et ne fut éditée pour la première fois en Allemagne qu'en 1961. Et pourtant ce jeune bourgeois d'origine juive, que la Première Guerre mondiale devait rendre pacifiste, les péripéties de l'après-guerre et de ce que l'on a appelé la « révolution allemande » socialiste militant et le fascisme forcer à l'exil, n'était pas un inconnu sur la scène politique et littéraire de l'Allemagne de la République de Weimar. S'il n'avait en 1919 encore écrit qu'un seul drame, trois autres allaient suivre — L'Homme-masse (1922); Les briseurs de machines (1922) et Hinkemann (1924) — ainsi qu'un recueil de poèmes, Le livre des hirondelles (1924), tous écrits, publiés et représentés avec succès pendant ses cinq années de détention en forteresse, qui le firent dès lors considérer comme un des meilleurs représentants du drame expressionniste. Animateur des cercles étudiants pacifistes dès 1918 puis président du Parti socialiste indépendant (U.S.P.D.) pour la Bavière, il allait prendre, avec Mühsam, Landauer et d'autres, une part active aux brèves destinées (avril 1919) de la République des Conseils de Munich, la dernière et la plus audacieuse tentative de la « révolution allemande », noyée dans le sang par les socialistes gouvernementaux de droite et leurs alliés, les corps francs réactionnaires.

L'exil américain, marqué par les déceptions, l'anonymat et une extrême pauvreté, s'acheva, peu après que l'écrasement de la révolution espagnole eut fait perdre tout espoir à celui qui s'était, encore une fois, entièrement engagé pour la cause de la liberté, en tragédie : le 22 mai 1939, Toller mettait fin à ses jours, dans sa chambre d'hôtel à New York. Ces dernières années avaient augmenté de quelques nouveaux drames, la plupart écrits en anglais, une oeuvre dont les textes autobiographiques — Une jeunesse en Allemagne et les Lettres de prison, également parues en Hollande en 1935 — forment la partie aujourd'hui encore la plus vivante et la plus riche : un quart de siècle de la vie d'un homme et d'un pays dont l'histoire, de l'Empire au Troisième Reich par la « révolution », n'a pas fini de nous intriguer."

Editions de L'Age d'Homme  (Collection Germanica) - 228 p. 2-8251-2386-2 / Traduit de l'allemand par Pierre Gallissaire 


Paresse et Révolution / Paul Lafargue

De Paul Lafargue (1842-1911), on connaît surtout le célèbre Droit à la paresse, voire son lien avec Marx, dont il était le gendre. Pamphlétaire, militant et journaliste prolixe, il fut aussi un acteur et un théoricien du socialisme. Membre de la Iere et de la IIe Internationale, il participa aux débats socialistes pendant plusieurs décennies. Dans une langue élégante, presque désuète, où perce un esprit brillant, souvent caustique et incisif, ses articles, pamphlets et discours laissent un témoignage historique considérable. S’attaquant au Capital devenu dieu et religion, mais aussi critiquant Victor Hugo, « ce tournesol que sa nature condamnait à tourner avec le soleil », la condition de la femme, Jaurès, le réformisme et la bonne conscience républicaine et nationale issue de la Révolution française, il nous plonge dans un temps dont les contradictions, les luttes et les espoirs ne sont pas sans résonance avec celles et ceux d’aujourd’hui.

Editions Tallandier 432 pages. 12€

dimanche 12 octobre 2014

Marx et la double structure de la religion / Norbert Lenoir

De l'opium du peuple au fétichisme de la marchandise.

" La formule de la religion comme l'opium du peuple fait partie de la définition consacrée de ce qu'on appelle l'idéologie chez Marx: la religion est ce système de représentations qui à la fois empêche de critiquer et qui légitime un ordre social existant.
Mais ce rapport entre la religion et l'idéologie chez Marx demande à être problématisé. En effet, non seulement il évolue car il prend conscience que le capitalisme ne peut pas se justifier avec une promesse que les pauvres auront une vie meilleure post-mortem mais aussi, il élabore et réélabore sa critique de la religion tout au long de son oeuvre à travers trois concepts :l'aliénation, l'idéologie et le fétichisme. Cette réélaboration conceptuelle nous permet de poser cette question : la théorie du fétichisme des marchandises chasse-t-elle encore sur les terres de l'idéologie ? Un fétiche n'est-il pas autre chose dans sa production et ses effets qu'une idole ? En d'autres termes, si la critique de la religion reste constante chez Marx, cette critique ne conduit-elle pas à celle d'une religion quotidienne au travers d'une déification des marchandises ?
C'est pour cette raison que nous proposerons trois textes de Marx. Le premier appartient au Marx de la jeunesse, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel (1843). Le second, qui appartient aussi à la pensée du jeune Marx, est une partie des Manuscrits de 1844. Enfin le troisième est une partie du Livre premier du Capital (1867).
Il s'agira de montrer à l'aide des deux premiers textes que la religion est un discours écran qui ne fait que déplacer le regard social pour empêcher une philosophie de l'histoire et une pratique de transformation sociale. Mais la définition consacrée de la religion comme « opium du peuple » doit aussi s'éclairer dans son rapport avec la conception de l'aliénation que Marx développe dans les Manuscrits de 1844. Précisément Marx n'en reste pas à une théorie de l'aliénation de la conscience, conscience qui se crée une « représentation fantasmagorique d'elle-même ». Marx définit l'aliénation comme résultat de l'activité économique, activité qui produit une subjectivité évidée et privée de ses conditions objectives de réalisation. L'aliénation religieuse ne pourra donc se définir qu'à partir de cette aliénation première. Alors la critique de la religion ne consiste pas simplement à nier l'existence de Dieu comme le fait l'athéisme, mais à rejeter les conditions sociales qui rendent nécessaires des représentations pour faire oublier « cette vallée de larmes ».
Dans le troisième texte, la religion est mise au service d'un véritable dispositif de la domination qui soumet les hommes à des abstractions, la valeur, la marchandise, le marché qui se donnent comme les nouvelles exigences naturelles auxquelles les hommes sont invités à se soumettre. Il ne s'agira plus alors d'édifier une théorie de l'aliénation de la conscience qui assignerait pour but à l'homme de récupérer une essence perdue, mais de fonder une théorie du sous la dépendance de lois économiques abstraites qui seraient l'expression des rapports naturels entre les choses. Sa condamnation de la religion devient anti-fétichiste car elle se présente comme une critique de la déification du capital." p53-55 


Editions Cécile Defaut 157 p. 16€ - 2014 / ISBN 235018353X

vendredi 10 octobre 2014

Dialectique et spontanéité / György Lukács


En défense de Histoire et conscience de classe 

Ce texte inédit date de 1925 et défend l'ouvrage majeur de Lukács Histoire et conscience de classe (1923). II a été retrouvé dans des archives de la IIIe Internationale, et témoigne de la résistance opposée par Lukács aux entreprises de verrouillage de la pensée de Marx, transformée par les orthodoxes de l'époque en un déterminisme étriqué et traitant la subjectivité comme un épiphénomène. L'essentiel de la polémique tourne précisément autour de la genèse et du statut de la subjectivité révolutionnaire. À l'époque, la pensée philosophique de Lukács rejetant le concept de dialectique de la nature et de théorie du reflet avait exaspéré. On l'accusait d'idéalisme et de subjectivisme...

Dialectique et spontanéité
I. Problèmes de la conscience de classe.
1. Le subjectivisme.
2. L'imputation.
3. Les paysans comme classe .
II. La dialectique dans la nature.
1. Les échanges matériels avec la nature.
2. Les catégories simples et les catégories supérieures dans la dialectique.
3. Retour sur les échanges matériels avec la nature.
4. Pour nous et pour soi.

Paris : Éditions de la Passion, 2001, 127 p. 

L'objet du Blog

Proposer une liste d'ouvrages pour la formation militante et le débat.

Ceci dans une perspective révolutionnaire classiste anticapitaliste et internationaliste, anti-autoritaire.

Nous ne parlerons ici que des ouvrages stimulants et éviterons les marchandises à la mode, le verbiage militant.

Quelques fois les ouvrages seront disponibles en téléchargement au format PDF.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur les ouvrages.